Franz Kafka : 5 citations puissantes

Franz Kafka, né à Prague sous l’Empire austro-hongrois, est un écrivain universel. Nabokov l’a appelé le plus grand écrivain allemand du vingtième siècle.

Personne comme Franz Kafka n’a su capter l’esprit de l’homme contemporain. Ses romans, ses nouvelles et ses écrits en général contiennent une grande honnêteté. Sa sensibilité et son sens de l’observation font de ses œuvres un reflet clair de l’âme humaine.

Même les citations de Kafka parlent subtilement de la solitude, de l’impuissance et de la violence psychologique qui habitent l’âme humaine. Au-delà de sa grande valeur esthétique, la singularité de cet écrivain réside dans la maîtrise avec laquelle il décrit les émotions et la réalité. On a choisi cinq phrases pour vous. Découvrez les citations de Franz Kafka.

1. Le point à atteindre

Dans les Aphorismes de Zürau, un recueil posthume, Kafka dit : « à partir d’un certain point, il n’y a plus de retour possible. C’est le point à atteindre. »

Quel est le point de non-retour, le point vers lequel chaque être humain doit tendre ? C’est la situation où nous perdons la capacité de défaire, d’annuler les actions précédentes. La seule option est d’aller de l’avant. On atteint un de ces points quand on mise tout sur un objectif précis. La phrase de Kafka est une invitation à faire cela : tout risquer pour quelque chose d’important.

2. Don Quichotte vu par Franz Kafka

La figure inspiratrice de Don Quichotte a également fasciné l’auteur de La Métamorphose, qui nous prévient : « le malheur de Don Quichotte n’est pas sa fantaisie, c’est Sancho Panza ».

Don Quichotte, comme on le sait, incarne l’idéalisme et le mépris du réel, considéré comme vulgaire, tandis que Sancho Panza est l’expression du réalisme et du bon sens les plus grossiers.

Avec cette phrase, Kafka défend la capacité de rêver, le pouvoir contenu dans l’imagination.

3. À l’origine de l’amertume

Un thème récurrent dans l’œuvre de Kafka est l’enfance, l’éducation et ses effets dans la vie adulte. L’une de ses plus belles œuvres est la Lettre à son père, écrite pour son père en 1919, dans laquelle il décrit avec des détails émouvants à quel point une figure d’autorité peut affecter la sensibilité d’un enfant.

L’une des citations les plus profondes de Kakfa est la suivante : « l’attitude découragée d’un homme n’est, souvent, que l’égarement pétrifié d’un enfant. » La façon dont Kafka relie les peurs de l’enfance à l’incapacité d’être heureux à l’âge adulte est touchante.

4. Passion

Bien que Kafka ne soit pas exactement un champion de l’optimisme, une grande partie de son œuvre possède une vitalité typique de quelqu’un qui apprécie profondément la vie, avec ses merveilles et ses déceptions.

Il n’est donc pas étrange de lire une phrase de ce magnifique écrivain comme « L’important est de transformer la passion en caractère ».

Ce qui nous touche et nous motive profondément doit se refléter totalement dans la structure et l’expression de notre être.

5. Patience et temps

C’est l’une des réflexions les plus aiguës de Franz Kafka : « toutes les erreurs humaines sont le résultat de l’impatience. L’interruption prématurée d’un processus méthodique, un remblai apparent élevé autour d’une réalité artificielle ».

Toute réalité suit un processus naturel qui ne doit pas être altéré par l’impatience. Interrompre le développement normal des choses nous conduit à l’erreur. Intervenir, c’est-à-dire interposer un obstacle au libre déroulement des événements, c’est créer un artifice, un mensonge.

Kafka était un bureaucrate qui détestait la bureaucratie, un écrivain qui a demandé sur son lit de mort de détruire l’ensemble de son œuvre. Un homme plein de vie qui est mort avant d’avoir 41 ans.

Peut-être n’a-t-il jamais pu être heureux, ou expérimenter pleinement le potentiel de l’écriture. Comme beaucoup d’autres génies, il n’était pas conscient de son propre génie. Et c’est, peut-être, une partie du charme de son travail.

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